Le sort du projet de loi contre la vie chère en Outre-mer demeure incertain à l’Assemblée nationale. Lors de la séance de questions au gouvernement, mercredi 28 octobre, Philippe Naillet, député socialiste de La Réunion, a interpellé la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, sur l’inscription du texte à l’ordre du jour parlementaire.
Adopté il y a un an par le Sénat, ce projet de loi n’a toujours pas été examiné par les députés. Cette absence de calendrier alimente l’inquiétude, alors que la session parlementaire s’achève le 28 février, à l’approche de la campagne présidentielle et des élections prévues les 18 avril et 2 mai.
Philippe Naillet a demandé à Naïma Moutchou : « Sur quel calendrier pouvez-vous vous engager devant la représentation nationale pour garantir l’inscription à l’ordre du jour du projet de loi avant la fin de la session parlementaire ? Et qu’attendez-vous de ce texte ? »
Le député a insisté sur l’urgence de la situation pour les territoires ultramarins, jugeant le temps compté pour éviter un report du texte. Il a souligné : « Nos populations ne veulent plus de pansements, ne veulent plus de discours. Nos populations attendent de vraies réponses ».
