Intitulé "La délinquance baisse ???", le communiqué conteste directement l’analyse ministérielle. Il évoque "des agressions, caillassages et dégradations des biens et véhicules tous les jours", ainsi que "des morts comme ce dimanche avec ce décès à Tzoundzou". Le texte mentionne également que "des terroristes de Vahibé relâchés la semaine dernière continuent les exactions".
En effet, la population de Mayotte vit dans un climat d’insécurité qui pèse sur la vie quotidienne, notamment dans certaines communes, comme Koungou, où certains habitants restreignent leurs déplacements, surtout le soir. Le communiqué interpelle directement la ministre : "Mme la ministre, dites aux Mahorais dans quel département de France le gouvernement laisserait que sa population soit terrorisée jour et nuit ?".
Le mouvement estime que déclarer "qu’à Mayotte la délinquance baisse ou que c’est du ressenti" revient à "mépriser les Mahorais", ajoutant que "l’autorité qui vous a fourni ces chiffres n’habite surement pas à Mayotte". Le texte se conclut par une prise de position politique affirmant que "le seul espoir reste le Rassemblement National", à l’approche d’un possible changement de majorité nationale.
