La CGT Éduc’action Mayotte alerte sur la situation de l’éducation dans le département. Selon le syndicat, les choix politiques du gouvernement et la montée de l’extrême droite menacent les valeurs fondamentales et le service public de l’éducation.
Le syndicat estime que la sortie de la crise actuelle passe par des services publics renforcés et de qualité. Il dénonce l’abandon de Mayotte à des intérêts particuliers, au détriment des Mahoraises et Mahorais et des ressources locales.
La CGT Éduc’action affirme que l’éducation est le pilier du département, tant sur le plan économique qu’intellectuel, et réclame des moyens adaptés aux enjeux locaux. Elle rappelle que la jeunesse a déjà alerté sur les conditions d’accueil des élèves et la dégradation des conditions de travail.
Le syndicat revendique son rôle « moteur » dans le groupe de travail académique sur les sanitaires, où il exige un plan de rénovation des toilettes scolaires, jugées indignes par les élèves. Il indique avoir défendu ces positions lors d’une récente audience avec la Rectrice et dénonce le manque d’ambition des annonces gouvernementales.
La CGT Éduc’action critique les 4 milliards d’euros annoncés pour le bâti scolaire au niveau national, estimant que cette somme est insuffisante face aux 10 milliards réclamés par la jeunesse, et précise que « cette enveloppe ne concerne même pas Mayotte ».
Le syndicat juge inapplicable la proposition de 28 élèves par classe, y voyant un plan de suppressions de postes. Il met en avant le manque de personnel et d’infrastructures, citant la situation du lycée du Nord, et considère que l’attente de 2027 pour plafonner les effectifs en seconde dans certains lycées « défavorisés » est « hors-sol ».
Il demande la réintégration immédiate des établissements de Mayotte dans l’éducation prioritaire, accompagnée d’un plan d’urgence matériel et humain. La CGT Éduc’action critique aussi la promesse de places en BTS, qui ne répond pas au problème des jeunes sans affectation, et pointe l’absence de mesures pour l’enseignement supérieur dans les Outre-mer.
Le syndicat adresse un message aux élus mahorais, leur demandant de cesser de soutenir les politiques de restriction et d’austérité, affirmant que « l’Éducation n’est pas une dépense, c’est le plus beau de nos investissements ».
La CGT Éduc’action liste ses revendications : un plan d’urgence pour rénover le bâti public, la création massive de postes d’enseignants, de personnels de vie scolaire, administratifs, techniques, de santé-social et d’AESH, la titularisation des personnels non-titulaires sans condition, la mise en place immédiate de l’IRCANTEC avec rétroactivité pour les contractuels, et une revalorisation indemnitaire des rémunérations.
Le syndicat remercie les députés ayant voté pour un statut de la Fonction publique pour les AESH et demande la même mesure pour les AED. Il appelle à une mobilisation massive le jeudi 5 novembre 2026, dans le cadre d’une journée interprofessionnelle, pour défendre la jeunesse, les salaires, les emplois, les droits sociaux et les services publics.
Lieux et horaires des rassemblements annoncés
Secteur Nord : carrefour Milou à partir de 8h00
Secteur Sud : carrefour de Chirongui (marché) à partir de 8h00
Convergence : devant le Rectorat à partir de 9h30
