Lundi 2 novembre, le trafic des barges reliant Grande-Terre et Petite-Terre a été interrompu à Mamoudzou par une mobilisation de prestataires nautiques. Dès 7h, ces professionnels ont mis leur menace à exécution pour protester contre le manque d’infrastructures portuaires sécurisées.
La dernière barge en provenance de Petite-Terre, partie à 6h45, a dû faire demi-tour, laissant plusieurs centaines d’usagers bloqués sur les quais. Parmi eux, certains devaient se rendre à leur travail ou prendre un avion.
Les manifestants mettent en cause l’absence de pontons adaptés sur les deux rives, près de deux ans après le cyclone Chido du 14 décembre 2024. Selon eux, l’installation provisoire mise en place à Mamoudzou en mai 2025 est jugée trop exiguë, fragile et trop proche des barges, ce qui complique l’accostage et augmente les risques et les coûts d’entretien.
Après une mobilisation similaire en mai, les professionnels avaient suspendu leur action en juillet en échange d’engagements du Département-Région de Mayotte. Mais sur le terrain, « on n’a toujours rien, alors qu’on travaille tous les jours », déplore un prestataire.
Le blocage, prévu initialement jusqu’à 17 h, a été levé vers 9h30 à la suite de la venue de représentants du Département-Région. Une réunion entre les parties est programmée le mardi 3 novembre. Les professionnels préviennent que la mobilisation pourrait reprendre si aucune solution n’est apportée.
