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	<title>Archives des agression sexuelle - INFO 976</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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		<title>Comment écarter un «fou dangereux»: la justice doit répondre</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 07:26:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CARNET DE JUSTICE DU JDM. Le tribunal correctionnel de Mamoudzou avait à juger une affaire vieille de 15 ans particulièrement délicate. Elle pose la question de la place de personnes malades psychiatriquement et considérées comme dangereuses pour la société dans notre département où aucune structure psychiatrique ne peut durablement les prendre en charge et les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>CARNET DE JUSTICE DU JDM</strong>. Le tribunal correctionnel de Mamoudzou avait à juger une affaire vieille de 15 ans particulièrement délicate. Elle pose la question de la place de personnes malades psychiatriquement et considérées comme dangereuses pour la société dans notre département où aucune structure psychiatrique ne peut durablement les prendre en charge et les isoler.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://migration.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2014/06/Salle-TGI-Code-pénal-1-1.jpg"><img decoding="async" class=" size-medium wp-image-14860 alignleft" src="https://migration.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2014/06/Salle-TGI-Code-pénal-1-1-300x150.jpg" alt="Salle TGI Code pénal" width="300" height="150" /></a>Les faits portent sur une agression sexuelle qui s’est déroulée en 2000. L’homme a 50 ans, il invite une petite fille de 8 ans chez lui, se déshabille et demande à la fillette de faire de même. Il procède alors à des attouchements sexuels. A la barre, il reconnaît les faits même s’il propose des récits très différents à chaque réponse.</p>
<p style="text-align: justify;">A cette époque, la fillette raconte la scène à ses parents mais ils ne veulent pas aller en justice. Les mentalités permettent encore moins qu’aujourd’hui de porter l’affaire sur la place publique. La fillette devient adolescente puis une jeune adulte mais le mal-être profond lié aux événements ne s’estompe pas. Les experts retracent d’ailleurs «sa grande souffrance», parlent de ses cauchemars et de ses pensées suicidaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Elle porte plainte à sa majorité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A 18 ans, tout juste majeure, les faits ne sont pas encore prescrits. Elle décide de porter plainte et parvient encore précisément à décrire le fil des événements. La procédure judiciaire est enclenchée contre un homme qui, entre-temps, a commis d’autres faits similaires. Il a été condamné en 2005 par la Cour criminelle de Mayotte à 7 ans de prison pour un viol commis sur une mineure de moins de 15 ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://2018.jdm2021.alter6.com/wp-content/uploads/2014/12/Salle-daudience-entrée-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-23911" src="http://2018.jdm2021.alter6.com/wp-content/uploads/2014/12/Salle-daudience-entrée-1-300x168.jpg" alt="Salle d'audience entrée" width="300" height="168" /></a>Le tableau psychiatrique que dressent les experts de cet homme fait froid dans le dos : «névrose hystérique», «schizophrène», «tendance à la fabulation», «peu de capacités d’anticipations des conséquences de ses actes». Finalement, «il est dangereux et pourrait recommencer à avoir des contacts sexuels avec des jeunes filles d’un très jeune âge».</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis sa sortie de prison, l’homme est sous contrôle judiciaire et il est placé dans le centre d&rsquo;hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de Tsararano. Si la nécessité de l’écarter semble bien comprise, la structure n’est pas le bon endroit pour une forme «d’internement». A la barre, les responsables du CHRS expliquent qu’ils ne savent pas s’occuper de ce genre de cas et que l’homme mobilise un agent en permanence pour éviter qu’il s’enfuie. Mais même dans ces conditions, il est à nouveau parvenu à faire des avances, au mois de septembre dernier, à une petite fille de 9 ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dangereux «encore longtemps»</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Que faire aujourd’hui de cet homme? La procureure Guégan comme Me Andjilani, l’avocat de l’homme, vont réfléchir, chacun à leur façon, à «la moins mauvaise des solutions». La procureure requiert une peine de prison de 3 ans puis un suivi médico-judiciaire de 10 ans, le maximum que permet la loi, et une interdiction d’entrer en contact avec des mineurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://migration.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2014/05/Salle-daudience-A-la-barre-1-1.jpg"><img decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-14441" src="https://migration.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2014/05/Salle-daudience-A-la-barre-1-1-300x209.jpg" alt="Salle d'audience A la barre" width="300" height="209" /></a>Mais ensuite? Où sera-t-il lorsqu’il sortira? «Il a 60 ans aujourd’hui. Il va être dangereux encore longtemps», relève la procureure.<br />
Un placement chez sa sœur qui se dit prête à l’accueillir et à s’assurer qu’il prenne ses traitements? Installée dans le village de Koungou, elle ne pourrait pas garantir à 100% une récidive.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Besoin criant de structures psychiatriques</strong></p>
<p style="text-align: justify;">«On vient de mettre en place un observatoire de l’immigration. Il faudrait mettre en place un observatoire de nos ‘fous’», affirme Me Andjilani. Et l’avocat de lister des affaires de violence ou d’agression sexuelle, dans lesquelles la place des condamnés n’est pas en prison mais dans une structure psychiatrique fermée, qui fait défaut dans notre département.</p>
<p style="text-align: justify;">Le tribunal se donne le temps de la réflexion. Le président Sabatier a mis sa décision en délibéré au 9 février prochain, le temps de trouver «la solution la plus adaptée».</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en place de structures médicales psychiatriques dignes de ce nom dans notre département semble, plus que jamais, relever d’une véritable nécessité.</p>
<p style="text-align: justify;">RR<br />
www.jdm2021.alter6.com</p>
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		<title>Procès de la main baladeuse chez Jumbo: amende pour agression sexuelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bigboss]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2014 05:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[agression sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[faits divers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CARNET DE JUSTICE DU JDM. Samedi 25 janvier 2014, l’hypermarché Jumbo Score connait un mouvement de grève hors norme. Une partie du personnel a débrayé après une main baladeuse dont est accusé un salarié à l’encontre d’une de ses collègues. Mais, à la surprise générale, le mouvement ne vise pas à soutenir la victime présumée [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://jdm2021.alter6.com/category/justice/" target="_blank" rel="noopener">CARNET DE JUSTICE DU JDM</a>. Samedi 25 janvier 2014, l’hypermarché Jumbo Score connait un mouvement de grève hors norme. Une partie du personnel a débrayé après une main baladeuse dont est accusé un salarié à l’encontre d’une de ses collègues. Mais, à la surprise générale, le mouvement ne vise pas à soutenir la victime présumée mais l’auteur de faits. Cinq mois après, jour pour jour, l’affaire était jugée à l’audience correctionnelle ce mercredi matin.</p>
<figure id="attachment_7476" aria-describedby="caption-attachment-7476" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://jdm2021.alter6.com/wp-content/uploads/2014/01/Jumbo-fermé-tapage.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7476" alt="L'hypermarché Jumbo fermé suite au mouvement de grève le vendredi 31 janvier" src="http://jdm2021.alter6.com/wp-content/uploads/2014/01/Jumbo-fermé-tapage-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a><figcaption id="caption-attachment-7476" class="wp-caption-text">L&rsquo;hypermarché Jumbo fermé suite au mouvement de grève le vendredi 31 janvier</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">A l’origine de cette histoire, un événement qui «n’a duré qu’une fraction de seconde», note le prévenu. La vendredi 24 janvier 2014, il croise la jeune femme dans un escalier. Elle a été embauchée quelques mois auparavant et entre eux les relations sont bonnes. Tout le monde est en retard et se dépêche pour rejoindre son poste de travail. Elle monte les marches, lui les descend, il commet le geste avec les conséquences que l’on connaît. «Je n’ai pas pu m’en empêcher», dit-il aux enquêteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais quel est donc ce geste ? Pour la jeune femme, c’est une main aux fesses. Pour lui, sa «main a frôlé le bas de sa jupe». Le président Philippe Ballu n’en obtiendra pas plus, les deux protagonistes vont maintenir leur version à la barre : «Comme la jupe est courte, c’est une question de centimètres mais ce sont des centimètres qui comptent beaucoup», fait valoir le juge.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le geste, la jeune femme va mettre sa tenue de travail puis retrouve l’homme. «Il m’a humiliée, explique-t-elle à la barre, et quand je suis allée voir le chef, il m’a humiliée une seconde fois.» Selon un témoin, l’homme lui aurait alors dit : «Tu n’as pas à t’habiller comme ça ici, tu n’as qu’à t’habiller comme ça chez toi, pas dans le magasin.»<br />
Elle, affirme qu’elle n’attendait que des excuses : «Je ne serais pas allée voir la police pour porter plainte, je ne serais pas allée voir un avocat, tout serait terminé s’il avait présenté ses excuses.»</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme a bien rédigé une lettre mais les circonstances font douter de sa sincérité. Entre temps l’affaire a pris de l’ampleur, il est alors menacé de licenciement immédiat, ce qui a provoqué la grève.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Choisir ses vêtements, une liberté individuelle</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les plaidoiries vont être enflammées. Maître Kondé est le premier à prendre la parole pour la victime de la main baladeuse. Pour lui, l’intérêt de sa cliente rejoint celui de toutes les femmes de Mayotte. Il rappelle que «la femme mahoraise est respectée», «tête haute, épaules droites, elle revendique sa liberté» mais la pression sociale n’est jamais loin.</p>
<p style="text-align: justify;">«Je vais vous dire ce qui se passe dans la tête du prévenu. La scène se déroule un vendredi et ce n’est pas anodin», plaide l’avocat. Ce jour-là, certaines femmes font le choix de porter un salouva pour montrer «une appartenance culturelle distincte», mais pas toutes. «Il ne supporte pas que (la victime) arrive avec une robe turquoise, la tenue réglementaire du vendredi pour lui, c’est le salouva. Ça veut dire, tu n’as pas le choix dans ta façon de t’habiller.»</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://migration.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2014/04/Salle-daudience-du-TGI-de-Mamoudzou-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-12701" alt="Salle d'audience du TGI de Mamoudzou" src="https://migration.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2014/04/Salle-daudience-du-TGI-de-Mamoudzou-1-1-300x189.jpg" width="300" height="189" /></a>«Beaucoup de jeunes femmes à Mayotte choisissent de s’habiller comme à New York, Paris ou ailleurs. C’est une liberté individuelle qui ne porte pas atteinte aux valeurs.» Et Me Kondé va plus loin en demandant au tribunal de «couper l’herbe sous le pied des machos» : «ce genre d’idéologie, on sait ou ça commence mais après ça ne s’arrête plus.»</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des différences qui peuvent exclure</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de sa tenue, il est aussi question des origines comoriennes de la jeune femme: «A Mayotte, on vous dit ‘vous venez de Grande Comore ou d’Anjouan’, ‘vous c’est l’Africain’, ‘vous c’est le Mzungu’. Quand ça permet de mettre en avant nos différences, nos richesses, c’est une bonne chose. Mais quand ça peut exclure, ce n’est pas bien.» Me Kondé affirme que sa cliente est blessée et seule.<br />
Il demande de «faire application de la loi pénale de façon plus sévère que d’habitude» en condamnant l’homme à 2.500 euros d’amende.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette histoire où «on a basculé du fait divers au fait social», le procureur Joël Garrigue rappelle qu’une «main aux fesses, ça s’appelle une agression.» Il demande 2.000 euros d’amende dont 1.500 euros avec sursis.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une plaidoirie enflammée</strong></p>
<p style="text-align: justify;">«Elle veut des excuses, mais elle les a eues !» s’emporte Me Fatima Ousseni. L’avocate du prévenu dénonce une enquête réalisée «en trois heures», dans laquelle les témoins n’ont pas tous été entendus pour établir, de façon certaine, la réalité du geste. Alors «tout le monde se place dans la tête» de son client: «On lui attribue je ne sais quelle dérive alors que ce n’est qu’un simple salarié d’une grande surface.» Quant aux origines comoriennes qu’on pourrait reprocher à la victime, «ça tombe mal», indique l’avocate. Le prévenu est lui aussi né à Moroni. Pour elle, le prévenu est incontestablement «un honnête homme, respectable», une personnalité calme qui travaille depuis 11 ans dans le magasin.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas assez d’éléments matériels, pas de «geste avec une connotation sexuelle claire», pas d’éléments intentionnels, Me Ousseni réclame la relaxe.<br />
Les derniers mots du prévenu vont évidemment dans le même sens: «poser mes mains sur ses fesses, c’est quelque chose que je n’ai pas fait.»</p>
<p style="text-align: justify;">Le tribunal a finalement condamné l’homme pour agression sexuelle. Il devra s’acquitter d’une amende de 750 euros à laquelle s’ajoute 1.000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice moral de la victime et 500 euros de frais de justice.<br />
RR<br />
Le Journal de Mayotte</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://jdm2021.alter6.com/category/justice/" target="_blank" rel="noopener">VOIR LES AUTRES <span style="text-decoration: underline; color: #0000ff;">CARNETS DE JUSTICE DU JDM.</span></a></p>
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		<title>3 ans de prison ferme pour l&#8217;agression d&#8217;une fillette</title>
		<link>https://info976.yt/2014/06/04/3-ans-de-prison-ferme-pour-lagression-dune-fillette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bigboss]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2014 21:10:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CARNET DE JUSTICE DU JDM. Le tribunal avait commencé à examiner l’affaire depuis quelques minutes avant que l’ambiance ne devienne irrespirable. A la barre se tient un petit homme d’une trentaine d’année, encadré de gendarmes. Il purge une peine préventive à Majicavo. Le président a déjà fait l’exposé des faits, l’homme est poursuivi pour une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://jdm2021.alter6.com/category/justice/" target="_blank" rel="noopener">CARNET DE JUSTICE DU JDM.</a> Le tribunal avait commencé à examiner l’affaire depuis quelques minutes avant que l’ambiance ne devienne irrespirable. A la barre se tient un petit homme d’une trentaine d’année, encadré de gendarmes. Il purge une peine préventive à Majicavo. Le président a déjà fait l’exposé des faits, l’homme est poursuivi pour une tentative d’agression sexuelle imposée à une très jeune mineure, «une petite fille âgée de cinq ans», précise le président Rieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://migration.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2014/06/Salle-daudienc-code-pénal-sur-le-bureau-du-président-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-14810" alt="Salle d'audienc code pénal sur le bureau du président" src="https://migration.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2014/06/Salle-daudienc-code-pénal-sur-le-bureau-du-président-1-1-300x194.jpg" width="300" height="194" /></a>Le 20 septembre 2013, la fillette et son grand frère, âgé de 7 ans, se promènent dans la campagne lorsqu’ils croisent le prévenu. Il est 9h ce matin-là, mais l’homme a déjà deux bières de 50cl dans le gosier. Il demande alors au petit garçon d’aller voir si l’épicerie du village à proximité est ouverte. Le gamin s’exécute, laissant sa petite sœur seule avec cet homme qui n’est pas un inconnu. «C’est le monsieur qui boit sur la plage», dira-t-il aux enquêteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’adulte avait de terribles intentions en se débarrassant de la présence du garçon. Il emmène la fillette dans une maison abandonnée à proximité, avec l’intention très claire d’abuser d’elle. Il commence alors à la déshabiller. Lui dira qu’il n’a enlevé que sa robe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le frère donne l’alerte</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Entretemps, le grand frère est revenu à l’endroit où il avait laissé sa sœur en compagnie de cet homme et n’a plus trouvé personne. Rapidement, il rentre à la maison le dire à sa mère qui accourt, à son tour, sur place. La femme hurle, appelle sa fille qui entend la voix de sa mère depuis le banga. L’homme tente de faire taire sa victime, en lui plaçant sa main sur sa bouche puis en lui donnant une gifle. Elle parvient tout de même à crier provoquant la fuite de son agresseur. Lorsque la mère entre dans la pièce, sa fille est seule mais ce n’est pas seulement sa robe qui lui a été enlevée. Elle est entièrement nue.</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme, très connu dans le village, est rapidement identifié. Il est vu par plusieurs personnes en train de s’enfuir.<br />
« Vous avez dit que vous aviez l’intention de faire un «gourouwa» (frotter son sexe contre elle). C’est ça qui s’est passé? » demande le président. L’homme ne répond pas et soudain, l’audience devient insoutenable.</p>
<p style="text-align: justify;">La mère vient d’entrer dans la salle avec sa fille, la très jeune victime, qui n’est effectivement qu’une toute petite enfant. Personne ne pourrait même dire qu’elle a cinq ans. Toute fine et fragile, elle s’avance dans la salle d’audience dans une jolie petite robe rouge. Elle boit un jus de fruit d’une main pendant que l’autre est solidement agrippée à celle de sa mère. Toutes les deux s’assoient sur le banc, face à la cour.<br />
«C’est encore plus horrible», lâche spontanément le président, mettant des mots sur le sentiment général.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alcool et perversité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’homme va présenter ses excuses, tenter de justifier l’injustifiable par l’alcool, sans que l’on sache s’il croit vraiment ce qu’il dit. Il est froid, détaché, presque souriant par moment.<br />
Deux expertises psychologiques vont achever de dépeindre le personnage. Deux experts, qui ne se connaissent pas, vont tous les deux mettre en avant le côté pervers de sa personnalité, au sens psychiatrique du terme. Cela signifie que pour lui les autres n’ont pas d’importance.<br />
Il a enfin, inscrites à son casier judiciaire, deux condamnations, à Clermont-Ferrand en 2005 et à Mamoudzou en 2011 pour des faits de violences.</p>
<p style="text-align: justify;">Incarcéré depuis le 25 septembre, l’homme est évidemment maintenu en détention à l’issue du verdict. Trois ans de prison ferme plus une année supplémentaire de sursis et de mise à l’épreuve avec de multiples obligations : travailler ou suivre une formation, se soigner de sa dépendance à l’alcool, consulter également pour ses troubles psychologiques. Il devra enfin indemniser les victimes après une audience au civil qui déterminera le montant à verser pour réparer son geste.<br />
RR<br />
Le Journal de Mayotte</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://jdm2021.alter6.com/category/justice/" target="_blank" rel="noopener">VOIR LES AUTRES <span style="color: #0000ff;">CARNETS DE JUSTICE DU JDM.</span></a></p>
<p style="text-align: justify;">
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