Sous l’autorité du préfet de Mayotte, une formation sur l’exploitation sexuelle des mineurs a été organisée par la directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE). Trois bénévoles du Mouvement du Nid, dont deux psychologues, ont animé ces sessions.
Au total, 352 personnes ont bénéficié de cette formation. Parmi elles : policiers, parents relais, médiateurs communaux, professionnels associatifs, éducateurs, assistants familiaux, étudiants infirmiers et professionnels du médico-social. Ils ont été sensibilisés au repérage des situations d’exploitation, à la posture à adopter face aux jeunes, au cadre légal et à l’accompagnement des victimes.
Une problématique ancienne à Mayotte
L’exploitation sexuelle des mineurs à Mayotte est un phénomène documenté de longue date. De nombreux rapports et enquêtes, notamment ceux de l’Aide sociale à l’enfance et des acteurs associatifs, alertent régulièrement sur la vulnérabilité des jeunes, particulièrement des mineurs isolés et des enfants en situation de précarité. Les difficultés économiques, l’absence de soutien familial et le manque de structures de protection favorisent les situations d’exploitation.
Depuis plusieurs années, les autorités locales et les associations constatent une persistance des cas d’exploitation sexuelle, malgré les actions de prévention et de prise en charge. Ce contexte explique l’importance des formations destinées aux professionnels en contact avec les mineurs.
Un cadre renforcé
Cette action de formation s’inscrit dans le cadre du décret du 30 décembre 2025. Ce texte renforce les missions des Commissions départementales de lutte contre la prostitution, notamment en matière de coordination des parcours d’accompagnement des mineurs, en lien avec l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Les autorités rappellent que « mieux repérer, mieux accompagner et mieux protéger : la protection des mineurs est une responsabilité collective ».
