Si le mouvement de grève de la DTM en cours à l’initiative de la CFTC et du SNUTER FSU Mayotte est aussi majoritaire, c’est que le protocole « signé précédemment » n’a pas recueilli l’approbation des agents concernés.
Le dialogue était en effet maintenu avec le conseil départemental jusqu’au déclenchement du mouvement de grève. Le climat s’est tendu du fait de l’agression de 2 grévistes et de la Secrétaire Générale du SNUTER FSU Mayotte par le directeur de la DTM et de son adjointe. Pire, sans suivre la procédure légale, à savoir entendre toutes les parties impliquées et les témoins qui ont assisté à la scène, le Président a décidé de sanctionner 8 grévistes sans aucune autre forme de procès.
La CFTC et le SNUTER FSU Mayotte estiment donc que c’est le Président du Conseil Départemental qui refuse de poursuivre le dialogue social, en ne tenant pas compte des plaintes déposées à la suite des agressions des grévistes, en ne donnant pas suite à la condition fixée la veille par les grévistes et en sanctionnant injustement des manifestants.
Contrairement aux élucubrations des uns et des autres, depuis le début de la grève, un service minimum a été assuré, aucun blocage n’a été constaté et aucune demande de rencontre n’a été formulée par le conseil départemental depuis l’incident d’avant-hier.
En tout état de cause, nous sommes pour le dialogue social dans un cadre apaisé et non dans un climat d’intimidation.
Fait à Mamoudzou, le 8 octobre 2025
