AccueilSociétéFeux de forêt à Mayotte: après 24 ha brûlés à Barakani, Les...

Feux de forêt à Mayotte: après 24 ha brûlés à Barakani, Les Naturalistes exigent l’interdiction des brûlis, la FMAE veut faire payer les auteurs

Publié le

Le week-end a été marqué par 24 hectares partis en fumée à Barakani entre vendredi et dimanche, ravivant les appels à un durcissement des mesures contre les incendies. Alors que la préfecture indique que "des enquêtes sont en cours pour identifier l'origine de ces feux", beaucoup pointent la culture sur brûlis, fréquemment à l’origine de sinistres en saison sèche au centre de l’île.

Dans un communiqué envoyé ce lundi, l’association Les Naturalistes de Mayotte réclame un coup d’arrêt net à ces pratiques: "Les Naturalistes redemandent avec force un arrêté préfectoral d’urgence interdisant tout feu de végétation jusqu’en décembre. Il faut par ailleurs que les forces de police (polices municipales, polices intercommunales, police de l’OFB, gendarmerie) fassent appliquer l’interdiction. Il existe des solutions alternatives aux brûlis. Les Naturalistes suggèrent la convocation d’une table ronde de tous les acteurs concernés."

Sur le plan réglementaire, si l’activité du brûlis est interdite toute l’année sur l’ensemble du territoire, la pratique de l’abbatis-brûlis, les pratiques liées à la production de charbon de bois et la pratique de l’incinération sont autorisées, mais strictement encadrées. Elles nécessitent au préalable une autorisation de la DAAF de Mayotte (arrêté préfectoral A 2017/DAAF-SDTR/1079). En 2025, moins d’une dizaine de demandes d’autorisation a été formulée.

La Fédération Mahoraise des Associations Environnementales (FMAE) plaide, elle, pour des sanctions financières à l’encontre des responsables: "Je demande aux maires de Chiconi et Ouangani, mais aussi au SDIS de faire payer les auteurs. Un hélicoptère ça se loue, et les pompiers qui œuvrent jour et nuit, qui va les payer? Des makis et des roussettes sont morts. Nous ne profiterons pas non plus des premières mangues ni des premiers fruits à pain dans cette zone. Nous associations environnementales nous ferons tout pour qu'ils paient." En toile de fond, la crainte de revivre la saison sèche passée: en 2025, 288 hectares ont été brûlés, nécessitant 325 interventions pour feux de forêt et de végétation.

Derniers articles

Gestion renforcée pour les mangrove et les îlots

Deux sites naturels emblématiques du nord de Mayotte entrent dans une phase de gestion...

Koungou: le tribunal suspend l’arrêté sur les poids lourds, la FMBTP se dit soulagée

Le tribunal administratif a suspendu ce lundi l’application de l’arrêté restreignant la circulation des...

Inspecteur du permis 2027: Un entre prévu à Mamoudzou

Les concours externe et interne d’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité...

Mayotte en Santé: 5e édition du 29 septembre au 2 octobre à la technopole de Dembéni

Le colloque Mayotte en Santé revient pour sa 5e édition du 29 septembre au...

Plus d'articles

Gestion renforcée pour les mangrove et les îlots

Deux sites naturels emblématiques du nord de Mayotte entrent dans une phase de gestion...

Koungou: le tribunal suspend l’arrêté sur les poids lourds, la FMBTP se dit soulagée

Le tribunal administratif a suspendu ce lundi l’application de l’arrêté restreignant la circulation des...

Inspecteur du permis 2027: Un entre prévu à Mamoudzou

Les concours externe et interne d’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité...