Le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024 et les besoins de la reconstruction des bâtiments ont fait peser un risque exceptionnel de fortes tensions sur le marché de l’approvisionnent en eau et de hausse excessive du prix des bouteilles d’eau à Mayotte. Leurs effets étant susceptibles de perdurer à ce stade, le prix de l’eau en bouteille sera plafonné jusqu’au 30 juin 2026, selon les modalités suivantes :
– Les prix de vente en gros des bouteilles d’eau minérale ou de source ne peuvent être supérieurs, toutes taxes comprises, à ceux atteints le 13 décembre 2024 ou, à défaut, à la date antérieure la plus proche, pour chaque établissement à Mayotte.
– Les prix de vente au détail des bouteilles d’eau minérale ou de source ne peuvent être supérieurs, toutes taxes comprises, à un prix maximum calculé en additionnant :
1) Un montant forfaitaire de 0,40 euro par bouteille ;
2) Un montant de 0,70 euro pour chaque litre d’eau que contient la bouteille.
Le prix maximum s’élève ainsi, s’agissant des principales bouteilles vendues à Mayotte, à 0,58 € pour une bouteille de 25 cl ; 0,75 € pour une bouteille de 50 cl ; 1,10 € pour une bouteille de 1 L ; 1,45 € pour une bouteille de 1,5 L ; 1,80 € pour une bouteille de 2 L ; 3,90 € pour une bouteille de 5 L.
Dans les commerces de détail d’une surface de vente supérieure à 400m2 le prix de vente au détail ne pourra pas, en tout état de cause, être supérieur au prix de vente pratiqué au 13 décembre 2024.
Il est rappelé que les infractions en matière de prix abusifs, s’agissant du prix de l’eau, peuvent être punies par une amende prévue pour les contraventions de la 2e classe en application de l’article R 610-5 du code pénal.
Le préfet de Mayotte souligne « qu’un an après le cyclone Chido, les pouvoirs publics doivent continuer à apporter la plus grande attention à l’évolution des prix et des marges des opérateurs, notamment sur les biens de première nécessité. Les services de contrôle feront preuve d’une grande fermeté afin que les auteurs d’éventuelles pratiques abusives soient sanctionnés. L’ensemble des acteurs économiques doit faire preuve de la plus grande solidarité vis-à-vis de la population mahoraise ».
